Un nouveau bateau de peaux pour des navigations pleinement maritimes

Un nouveau bateau de peaux pour des navigations pleinement maritimes

A la suite de la première navigation réussie entre Quiberon et Belle-Ile, nous lançons la construction d’un nouveau bateau de peaux dont nous voulons augmenter les capacités de transport. Nous profitons donc des mois de janvier et février pour récolter les perches de noisetier nécessaires à la construction de l’armature. Ce nouveau bateau sera l’occasion d’agrandir la taille de l’embarcation, de réfléchir à de nouvelles techniques d’assemblage et de construction pour renforcer la rigidité de l’armature.

Un bateau de peaux

Un bateau de peaux

En parallèle de la construction à venir de l’armature en noisetier du futur bateau de peaux, nous préparons cinq peaux de bisons. Le rituel est toujours le même : dessaler les peaux reçues des élevages, épilation intégrale des peaux pour favoriser la réalisation des futures coutures pour assembler les peaux ensemble, rinçage à l’eau vive puis mise sur cadre pour étirer les peaux, les sécher et les affiner pour faciliter le futur travail de couture.

L’hiver, le mois de la récolte !

L’hiver, le mois de la récolte !

Pour démarrer l’année, direction la roselière de Pénestin pour récolter les roseaux nécessaires aux projets de médiation et de recherches sur les embarcations en matières végétales. A chaque matériau, sa période de récolte : c’est l’hiver pour le roseau et le mois de juin pour le scirpe. Le roseau récolté est ramassé sec et servira notamment à l’étude comparative des capacités de fret de ce type de radeaux/bateaux dans les mois à venir, en lien avec nos premiers travaux sur les capacités de transport de chacune de nos embarcations.

Dernier chantier de l’année pour l’Association KORUC !

Dernier chantier de l’année pour l’Association KORUC !

Nous avons clôturé l’année avec un chantier dédié à l’expérimentation d’un nouveau matériau végétal, dans la continuité du succès de notre bateau réalisé en roseau phragmite qui avait navigué plus de 40 km sur la Loire au mois d’octobre.

L’objectif : tester le scirpe lacustre pour voir si l’on peut améliorer la flottabilité tout en réduisant le poids de nos embarcations. Ce matériau, présent dès la Préhistoire, était encore utilisé récemment en Sardaignet pour la fabrication du « fassoi » une embarcation traditionnelle utilisée en contexte lacustre.

Le scirpe s’avère matériau prometteur : facile à travailler, à la fois souple et rigide une fois les matériaux liés ensemble, permettant la construction d’une embarcation profilée, légère et relativement solide.

Les résultats sont au rendez-vous : un bateau de 50 kg capable de transporter un équipage de 4 personnes d’un poids total de plus de 280 kg. Une embarcation capable de naviguer par cabotage ? Réponse en 2026… l’aventure ne fait que commencer !

Navigation sur la Loire

Navigation sur la Loire

Les 1er et 2 octobre 2025, les membres de l’association Koruc se sont retrouvés pour effectuer une navigation comparative sur plus de 40 km entre l’embarcadère du Cavereau, à Saint-Laurent-Nouan et le port de Chaumont-sur-Loire.
Trois reconstitutions d’embarcations étaient engagées : une pirogue monoxyle en pin sylvestre (8,30 m x 0,70 m) ; un bateau à l’armature de perches de noisetiers tressées recouverte de peaux de bisons cousues (5,50 m x 1,30 m) ; un bateau de gerbes de roseaux assemblées (5,00 m x 0,90 m). Les deux premières avaient auparavant effectué la liaison insulaire Quiberon/Belle-Île en août 2025.
Les équipages étaient constitués par des pagayeurs et pagayeuses de l’association Koruc, et de La Rabouilleuse – Ecole de Loire. Cette navigation réalisée sous un beau soleil, restera un grand moment, comme le bivouac sur l’Île aux Castors à Blois ! Un grand merci aux amis de la Rabouilleuse pour leurs conseils, leur aide logisitique (mise à disposition de deux futreaux pour le transport du matériel) et le partage de leurs connaissances de la Loire.

Bateaux sur l’eau…

Bateaux sur l’eau…

Les travaux de Grégor Marchand ont établi qu’au VIIe millénaire avant notre ère, les sociétés mésolithiques qui occupaient le littoral fonctionnaient en interaction permanente (sans doute saisonnière) entre les îles et le continent. Le site de Bordelann, sur Belle-Île, contenait ainsi un matériel lithique rigoureusement identique à celui de Beg-er-Vil qui est un site côtier sur la presqu’île de Quiberon.
Dans le cadre du programme Geopras, les 1er et 2 août 2025, l’association Koruc renforcée de pagayeurs et de pagayeuses du kayak club de Brest, ont effectué une liaison aller-retour entre Port-Maria (à Quiberon) et le Port de Sauzon (à Belle-Ile-en-Mer) soit 29 km en pleine mer.
Deux reconstitutions d’embarcations étaient engagées : une pirogue monoxyle en pin sylvestre (8 m x 0,70 m) et un bateau à l’armature de perches de noisetiers tressées recouverte de peaux de bisons cousues (5,50 m x 1,30m). Les deux embarcations, dans des conditions de mer parfaites, n’ont eu aucune difficulté à réaliser la traversée. Rendez-vous l’année prochaine pour tenter une nouvelle navigation !